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 Tes gènes, moi non plus

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MessageSujet: Tes gènes, moi non plus   Jeu 11 Jan - 14:02

Tes gènes, moi non plus

Pourra-t-on un jour, à l'aide d'un test génétique, déterminer les chances qu'a une femme d'aller voir ailleurs ? C'est ce que suggère une étude menée par Christine Garver-Apgar (Université du Nouveau Mexique, Albuquerque). Son équipe s'est intéressée aux gènes appartenant au complexe majeur d'histocompatibilité (MHC), codant pour les réponses du système immunitaire à des corps étrangers. Si ces gènes sont impliqués dans la résistance à l'infection ou le succès d'une greffe, ils le sont aussi dans des phénomènes moins connus comme l'attirance sexuelle et la reproduction (assortative mating). On sait par exemple qu'une femme sera plus sensible aux phéromones d'un homme dont les gènes MHC sont différents des siens en période féconde, alors qu'elle préfèrera ceux qui lui sont proches si elle est enceinte.

L'équipe de Garver-Apgar a ainsi rassemblé 48 couples hétérosexuels, déclarant être en ménage et fidèles depuis plus de deux ans. Les participants devaient répondre à une série de questions sur leur attirance sexuelle vis-à-vis leur partenaire et leurs infidélités. Les résultats de l'étude ont montré que les comportements des femmes sont globalement plus marqués à mesure que les similarités génétiques du MHC sont fortes dans le couple. Elles sont ainsi moins intéressées sexuellement par leur partenaire et ont plus de risques d'avoir des aventures extra-conjugales, en particulier durant les jours fertiles de leur cycle menstruel. Dans les couples où les différences génétiques MHC sont plus importantes, ces traits sont moins manifestes.

Le nombre de gènes MHC partagés est positivement corrélé au nombre de partenaires extraconjugaux des femmes : si l'homme et la femme ont 50% de leurs gènes MHC en commun, le risque pour la femme daller voir ailleurs est en moyenne de 50% aussi. Chez les hommes, tout semble différentet ils ne paraissent guère affectés par les gènes MHC : à mesure que les similitudes augmentent, les hommes ne montrent de changements dans l'intérêt sexuel qu'ils portent à leur partenaire ni ne sont pas plus attirés par d'autres femmes.

L'hypothèse de Garver-Apgar est que les gènes MHC contrôlent l'attirance sexuelle et tendent à produire une progéniture au plus vaste spectre immunitaire possible. « Nous sommes pratiquement certains que tout tourne autour de l'odeur, déclare la scientifique. Nous devons maintenant rechercher le cocktail chimique spécifiquement responsable de tous ces comportements.»

Référence:
Psychological Science / Vol. 17 Issue 10 Page 830 October 2006 / Major Histocompatibility Complex Alleles, Sexual Responsivity, and Unfaithfulness in Romantic Couples / Christine E. Garver-Apgar, Steven W. Gangestad, Randy Thornhill, Robert D. Miller, Jon J. Olp

***

Don't pair up with matching genes
· 11:30 05 January 2007
· NewScientist.com news service
· Matt Kaplan
They say opposites attract and a couples differences may be key to lasting happiness, according to a new genetic study of people in relationships. The findings were so predictive, that a DNA test could one day reveal how likely a woman is to cheat on her partner, the study suggests.
Psychologist Christine Garver-Apgar at the University of New Mexico in Albuquerque, US, and colleagues investigated whether genetic similarities among romantically involved couples predicted how faithful and sexually responsive the partners were to one another.
The team analysed specific genes belonging to the major histocompatibility complex (MHC) a set of genes that control the tags used by the immune system to differentiate between pathogens and cells belonging to the body. Previous research has shown that the MHC plays a role in sexual attraction, but its lasting role in a long-term relationship has not been investigated.
“There have been a number of studies that tested whether MHC similarities played a role in attraction, some involving sweaty T-shirts that women were actually asked to smell,” says Garver-Apgar. “What we wanted to know was whether or not these discoveries had any implications for romantically involved couples.”
Cheating chance
Garver-Apgar and colleagues carried out a genetic analysis of 48 heterosexual couples who had been in an exclusive relationship for at least two years. And the participants were then asked a series of questions about their relationship, including their sexual responsiveness towards their partner and their unfaithfulness in the relationship.
The study revealed that as MHC genetic similarities increased, it was the women who were the most dramatically affected. They were less sexually responsive to their partners, more likely to have affairs, and more attracted to other males, particularly during fertile days of their menstrual cycles, Garver-Apgar says. In relationships where MHC genetic differences were significant, these potentially relationship-splitting behaviours were either absent or greatly reduced.
The fraction of MHC genes shared directly correlated to the woman's number of adulterous partners if the man and woman had 50% of the MHC genes in common, the women had a 50% chance of cheating with another man, on average.
Chemical cocktail
Men were an entirely different matter, the study showed. They did not seem to be affected by genetics at all. As MHC similarities increased, men showed no change in the sexual interest that they had for their partners and seemed no more attracted to women outside of their primary relationship.
Garver-Apgar and her team suggest that the MHC targets human behaviours, essentially controlling sexual attraction, perhaps in order to help to produce offspring with a broad spectrum of immunity.
“Were fairly certain that all of this revolves around scent,” she adds. “Now all we have to do is track down the specific chemical cocktail responsible for all the behaviours we are seeing.”
Journal reference: Psychological Science (vol 17, p 830)
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